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asphodèle

Quant nous irisons

Tous nos horizons

D’émeraudes et de cuivre,

Les gens bien assis

Exempts de soucis

Ne doivent pas nous poursuivre.

 

On devient très fin,

Mais on meurt de faim,

A jouer de la guitare,

On n’est emporté,

L’hiver ni l’été,

Dans le train d’aucune gare.

 

Le chemin de fer

Est vraiment trop cher.

Le steamer fendeur de l’onde

Est plus cher encor ;

Il faut beaucoup d’or

Pour aller au bout du monde.

 

Donc, gens bien assis,

Exempts de soucis,

Méfiez-vous du poète,

Qui peut, ayant faim,

Vous mettre, à la fin,

Quelques balles dans la tête.

 

-Charles Cros 1842-1888-

 

Passionné de littérature et de sciences,

il est pendant un temps, de 1860 à 1863,

professeur de chimie à l’Institut parisien des sourds-muets,

avant de se consacrer à la recherche scientifique.

 En 1867, il présente à l’Exposition de 1867

un prototype de télégraphe automatique

à la suite de ses travaux portant

sur l’amélioration de la technologie du télégraphe.

En 1869, il présente à la Société française de photographie

un procédé de photographie en couleurs

qui est à l’origine du procédé actuel de trichromie.

Il publie ses premiers poèmes dans le Parnasse contemporain

et fréquente les cercles et cafés littéraires de la bohème de l’époque

(le Cercle des poètes Zutistes — qu’il a créé —,

les Vilains Bonshommes, les Hydropathes),

ainsi que le salon de Nina de Villard qui sera sa maîtresse jusqu’en 1877.

Mais il est davantage connu pour ses monologues,

dont le plus connu est Le Hareng saur,

qu’il récite lui-même dans des cabarets parisiens comme Le Chat noir.

 Son œuvre de poète, brillante

(elle sera plus tard l’une des sources d’inspiration du surréalisme)

est cependant ignorée à son époque.

Il le résume amèrement dans ce poème caractéristique :

 

Je sais faire des vers perpétuels. Les hommes

Sont ravis à ma voix qui dit la vérité.

La suprême raison dont j’ai, fier, hérité

Ne se payerait pas avec toutes les sommes.

 

J’ai tout touché : le feu, les femmes, et les pommes ;

J’ai tout senti : l’hiver, le printemps et l’été ;

J’ai tout trouvé, nul mur ne m’ayant arrêté.

Mais Chance, dis-moi donc de quel nom tu te nommes ?

 

Je me distrais à voir à travers les carreaux

Des boutiques, les gants, les truffes et les chèques

Où le bonheur est un suivi de six zéros.

 

Je m’étonne, valant bien les rois, les évêques,

Les colonels et les receveurs généraux

De n’avoir pas de l’eau, du soleil, des pastèques.

 

Son oeuvre m’amène à cette citation

Pour le dico-citations

Sur l’annuaire pour les Nuls!!!

annuaire pour les nuls sur la plateforme apln

Le plus beau symbole du peuple ……. Le Pavé ….!!!

…. on lui marche dessus jusqu’à ce que vous vous le preniez sur la gueule …!!!

 

 

 

22 réponses à Aux imbéciles!!!

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