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divertissement

Poème Nul pour les Nuls

Quand j’étais petite je me croyais nulle

Parce que je n’étais pas douée en calcul

Mais aujourd’hui j’ai grandi

Et j’ai compris

Que mon coeur lui n’est pas nul

Que jamais il ne calcule

Et si je suis ici aujourd’hui

C’est pour partager avec mes amis

Je sais qu’amère sera la pilule

Pour ceux qui sans cesse bidulent

On ne peut garder ses amis

Avec le mépris

Alors voilà pourquoi je resterai nulle

Car je n’aime toujours pas le calcul

-dimdamdom-

Par ce poème je participe au jeu de l’alphabet

Sur l’Annuaire pour les Nuls

Dont c’est le deuxième anniversaire

annuairepourlesnuls sur la plateforme APLN-blog

Ballade à la lune

C’était, dans la nuit brune,

Sur le clocher jauni,

La lune

Comme un point sur un i.

 

Lune, quel esprit sombre

Promène au bout d’un fil,

Dans l’ombre,

Ta face et ton profil ?

 

Es-tu l’oeil du ciel borgne ?

Quel chérubin cafard

Nous lorgne

Sous ton masque blafard ?

 

N’es-tu rien qu’une boule,

Qu’un grand faucheux bien gras

Qui roule

Sans pattes et sans bras ?

 

Es-tu, je t’en soupçonne,

Le vieux cadran de fer

Qui sonne

L’heure aux damnés d’enfer ?

 

Sur ton front qui voyage.

Ce soir ont-ils compté

Quel âge

A leur éternité ?

 

Est-ce un ver qui te ronge

Quand ton disque noirci

S’allonge

En croissant rétréci ?

 

Qui t’avait éborgnée,

L’autre nuit ? T’étais-tu

Cognée

A quelque arbre pointu ?

 

Car tu vins, pâle et morne

Coller sur mes carreaux

Ta corne

À travers les barreaux.

 

Va, lune moribonde,

Le beau corps de Phébé

La blonde

Dans la mer est tombé.

 

Tu n’en es que la face

Et déjà, tout ridé,

S’efface

Ton front dépossédé.

 

Rends-nous la chasseresse,

Blanche, au sein virginal,

Qui presse

Quelque cerf matinal !

 

Oh ! sous le vert platane

Sous les frais coudriers,

Diane,

Et ses grands lévriers !

 

Le chevreau noir qui doute,

Pendu sur un rocher,

L’écoute,

L’écoute s’approcher.

 

Et, suivant leurs curées,

Par les vaux, par les blés,

Les prées,

Ses chiens s’en sont allés.

 

Oh ! le soir, dans la brise,

Phoebé, soeur d’Apollo,

Surprise

A l’ombre, un pied dans l’eau !

 

Phoebé qui, la nuit close,

Aux lèvres d’un berger

Se pose,

Comme un oiseau léger.

 

Lune, en notre mémoire,

De tes belles amours

L’histoire

T’embellira toujours.

 

Et toujours rajeunie,

Tu seras du passant

Bénie,

Pleine lune ou croissant.

 

T’aimera le vieux pâtre,

Seul, tandis qu’à ton front

D’albâtre

Ses dogues aboieront.

 

T’aimera le pilote

Dans son grand bâtiment,

Qui flotte,

Sous le clair firmament !

 

Et la fillette preste

Qui passe le buisson,

Pied leste,

En chantant sa chanson.

 

Comme un ours à la chaîne,

Toujours sous tes yeux bleus

Se traîne

L’océan montueux.

 

Et qu’il vente ou qu’il neige

Moi-même, chaque soir,

Que fais-je,

Venant ici m’asseoir ?

 

Je viens voir à la brune,

Sur le clocher jauni,

La lune

Comme un point sur un i.

 

Peut-être quand déchante

Quelque pauvre mari,

Méchante,

De loin tu lui souris.

 

Dans sa douleur amère,

Quand au gendre béni

La mère

Livre la clef du nid,

 

Le pied dans sa pantoufle,

Voilà l’époux tout prêt

Qui souffle

Le bougeoir indiscret.

 

Au pudique hyménée

La vierge qui se croit

Menée,

Grelotte en son lit froid,

 

Mais monsieur tout en flamme

Commence à rudoyer

Madame,

Qui commence à crier.

 

 » Ouf ! dit-il, je travaille,

Ma bonne, et ne fais rien

Qui vaille;

Tu ne te tiens pas bien. « 

 

Et vite il se dépêche.

Mais quel démon caché

L’empêche

De commettre un péché ?

 

 » Ah ! dit-il, prenons garde.

Quel témoin curieux

Regarde

Avec ces deux grands yeux ? « 

 

Et c’est, dans la nuit brune,

Sur son clocher jauni,

La lune

Comme un point sur un i.

-Alfred de Musset-

Est poète aussi celui qui vous donne l’envie

 D’aimer la poésie

 En partageant des mots jolis

 Empruntés à autrui

C’est ce que j’ai fait ici

Pour thématiser la lettre « I »

Pour le jeu de l’abécédaire

Sur L’annuaire pour les Nuls

 

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-dimdamdom-

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