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Archives mensuelles : avril 2014

Silence

Parfois du peux être d’or

Parfois tu peux être long

Parfois tu peux être un ordre

Parfois du peux être grand

Parfois du peux en dire long

Parfois pesant parfois nécessaire

Parfois définitif

Tu peux être aussi le plus grand des mépris

Souvent incompris tu peux faire souffrir

Et quand les mots ce sont tus

Et que les maux sont là

Tu restes jusqu’à ce que tu sois rompu

Alors chut… silence

“Auteur inconnu”

Il arrive parfois que nous ayons besoin de silence

Mais trop souvent on s’imagine

Que si l’on se retranche dans le silence trop longtemps

On nous oubliera très vite.

Mais cette fois je fais le voeux

De pouvoir me taire une petite semaine

Ce n’est pas gagné parole de bavarde 😉

Je serai donc absente toute la semaine prochaine

Il n’y aura pas de Dico-citations

Je vous donne congé

C’est pas gentil ça hihi!!!

Retour prévu pour le dimanche 11 mai

Vous m’attendez hein 🙂

Voici donc ma participation

Au dico-citations

Sur l’annuaire pour les Nuls

« Le silence donne aux femmes une grâce qui leur sied. »

 

 Pour la communauté : « Les Croqueurs de Mots »

Lilousoleil à la barre 121

 Les jeudis/poésie laissés libres

Une tomate

A l’allure un peu patate

 

Un jour sur l’asphalte

Se prit les pattes

 

Quand je vous dis qu’elle est patate

Cette pauvre tomate

 

Passant par là, une jolie pâte

Lui proposa, d’en faire un coulis de tomates

 

A cette proposition la tomate

Devint écarlate

 

En rougissant voilà qu’elle éclate

Au plus grand plaisir de dame pâte

 

Qui proposa ni une ni deux à cette pauvre tomate

De venir agrémenter son plat de pâtes

 

Ce qu’accepta aussitôt la tomate

Sort plus enviable que de périr sur l’asphalte

 -dimdamdom-

asphodèle

Ils arrivent par vagues

Investissent la cime des arbres

 

Les peupliers sans feuille

Se couvrent d’un feutre noir

Fait de petits êtres frêles

Accrochés à leur faîte

 

La nuit tombe vite

Le ciel se pare de mauve

Le soleil se cristallise

Le vent se lève un peu

 

Des éclaireurs passent

Ramenant peu après

Une myriade d’attardés.

Ils s’agglutinent, se tassent

Se rassemblent pourquoi faire ?

 

Piaillant à l’unisson

Appelant leurs congénères

« L’instant » est intense

Ils trépignent d’impatience

 

D’autres arrivent encore

Virevoltent un moment

En virage serré

Repèrent un emplacement

Et se posent rapidement

 

L’heure approche, ça se sent

Ils s’agitent bruyamment

Les arbres tremblent

Investis d’un courant

 

D’un seul coup c’est parti

Le signal est donné

 

 

Des milliers d’étourneaux

Commandés par magie

A l’instar d’un chef,

Ou d’une envie

A l’unisson s’envolent

Dans un ordre parfait

Le ballet peut commencer

 

Ailes contre ailes sans un bruit

Ils montent très haut

Font des vagues dans le ciel

En formation serrée

Virent en piqué

S’éparpillent dans le vent

Se regroupent d’un coup

Descendent en cascade

Remontent d’un trait

 

Des ondes se forment

S’éloignent, se rapprochent

Au loin poussières grises

Plus près étoiles noires

Sur l’aile amas sombre

 

Ils passent, repassent au dessus de moi

En silence font des vagues

Ce ballet est pour moi ?

Ou peut-être l’annonce

D’un périple prochain

Vers des cieux africains

 

Je ne les distingue plus

Ils se perdent dans la nuit

Quinze minutes de tournis

Des étoiles plein les yeux

Je « vole » maintenant

Rattraper mon retard.

-auteur inconnu-

Si toi l’auteur de ce poème venait ici à te reconnaître

Sache que je ne t’ai pas volé tes mots

Mais que je les ai partagés

Afin de leur redonner une nouvelle vie!!!

J’espère Asphodèle que tu me pardonneras ce retard une fois de plus 😉

Ce qui m’amène à cette citation

Pour l’annuaire pour les Nuls

annuaire pour les nuls sur la plateforme apln

« Il n’y a pas d’affaires urgentes. Il n’y a que des affaires en retard. »

 

mon selfies

Mon blog

Un peu loufoque

Parfois plein d’ émoi

C’est aussi moi

Quelques coups de gueule

Ce sont eux qui le veulent

De l’humour

J’en ai eu toujours

Mes amours

Ils sont dans le four

De l’amitié

Je distribue à volonté

De la poésie

C’est juste pour rimer avec zizi

Rien de pire

Que de ne pas sourire

-dimdamdom-

Ce selfies, me ramène à cette citation

Pour l’annuaire pour les Nuls

annuaire pour les nuls sur la plateforme apln

Peu importe, du reste, qu’on soit jeune par l’âge ou jeune par le caractère;

l’insuffisance à cet égard n’est pas une question de temps,

mais elle est due au fait qu’on vit au gré de ses passions

et qu’on s’élance à la poursuite de tout ce qu’on voit.

-Aristote-

A l'abordage le défi sur apln-blog

Pour la communauté : « Les Croqueurs de Mots »

Cétotomatix à la barre n° 120

Pour les jeudi/poésie « Oeufs puis eux… »

Derrière eux

Paul CLAUDEL
Recueil : « Trois poëmes de guerre »
 
 

 On se réunira derrière eux.

LE CURÉ d’ARS

Le sang injustement répandu est long à pénétrer dans la terre.

C’est la rosée des cieux innocente qui est pour elle

et la large pluie salutaire

Qui ressort en moissons plantureuses, fourrage et blé,

orgueil de la Hesbaye et du Brabant.

Plus douce encore à ses veines toutefois

quand il vient s’y mêler, s’il faut du sang,

L’âme rouge dans elle de ses fils

et la libation comme du lait et comme du vin

Du soldat qui pour la défendre est tombé, les armes à la main !

Solennelle donation, définitif amour dans le labour et dans l’éteule,

 Glaise réhumectée de l’antique Adam

par quoi la terre et l’homme redeviennent comme un seul !

Mais cette conscription et le marquage à la craie comme des bêtes,

pour la mort, des enfants, des femmes et des vieillards,

Cet entassement pêle-mêle dans un coin, et tout à coup écumeuse,

et toute chaude encore de vie,

et fumante par tous les échenaux de l’abattoir,

Comme la grappe sous le madrier,

cette sortie impétueuse du sang noir,

Cette vendange affreuse dont on la barbouille

et qu’on lui fait boire de force,

Sont des choses dont la terre a horreur,

et une œuvre au rebours d’elle-même, et l’amorce

De cette coupe lentement dans son cœur qui remonte vers vous,

meurtriers, plus profonde et plus large que votre soif !

Vous qui l’avez ensemencée, oubliez-vous qu’elle conçoit ?

Comme il faut la macération de tout l’hiver et la pensée de trois saisons

Pour que le grain longuement médité germe et pousse

et s’atteste épi, promesse d’une centuple moisson,

Tel, et plus vous avez enseveli la semence et plus vous l’avez piétinée,

L’incoercible fruit qui sort du ventre des assassinés !

Roule, fusillade, jour et nuit !

feu de vos pièces toutes à la fois ! tonnez, canons allemands !

Que le coup du mortier de quatre cent vingt vers le ciel

dans une montagne noire de fumée se décharge comme un volcan !

À travers le continuel assaut et la continuelle résistance,

Troupes marquées pour ne plus revenir,

vous n’arriverez pas à détruire le silence,

Vous n’arriverez pas à remplacer dans vos cœurs

cette voix à jamais qui s’est tue,

La bouche sans pardon de ceux que vous avez tués

et qui ne parleront plus !

Retranche-toi, peuple assiégé !

étends tes impassables réseaux de fil de fer !

Fossoyeurs de vos propres bataillons,

sans relâche faites votre fosse dans la terre !

Ce qui tape jour et nuit dans vos rangs,

ce qui sonne joyeusement en face n’est pas tout !

Il y a une grande armée sans aucun bruit

qui se rassemble derrière vous !

Depuis Louvain jusqu’à Réthel, depuis Termonde jusques à Nomény,

Il y a de la terre mal tassée qui s’agite

et une grande tache noire qui s’élargit !

Il y a une frontière derrière vous qui se referme

plus infranchissable que le Rhin !

Écoute, peuple qui es parmi les autres peuples comme Caïn !

Entends les morts dans ton dos qui revivent,

et dans la nuit derrière toi pleine de Dieu,

Le souffle de la résurrection qui passe sur ton crime populeux !

Peuple de sauterelles mangeur d’hommes,

le temps vient que tu seras forcé de reculer !

Le vestige que tu as fait dans le sang,

pas à pas le temps vient que tu vas y repasser !

Viens avec nous, peuple casqué.

Il y a trop de choses entre toi et nous à jamais pour nous en dessaisir !

 Nous te tenons donc à la fin, objet de notre long désir !

Voici le fleuve sans gué de la Justice,

voici les bras des innocents autour de toi

inextricables comme des ronces !

Ressens la terre sous tes pieds pleine de morts

qui est molle et qui enfonce !

 

Juin 1915

Par ce poème je fais du deux en un

Tout en participant d’une part

A la communauté des Croqueurs de Mots

Et d’autre part

A celle de notre amie Clara

« Il y a cent ans »

il y a cent ans sur apln-blog

Un jour en février, dans la forêt d’Argonne,

Je vis d’étranges fleurs, au bord de mon chemin.

Je vous les envoyai, dans le secret dessein

De rappeler l’amour que mon cœur emprisonne.

 

Vous m’avez répondu par d’autres fleurs, mignonne,

Et vous vous étonniez qu’en ce pays lorrain,

Puisse éclore une fleur, puisque chaque matin,

Il gèle, il neige et que de froid l’arbre frissonne.

 

Pourquoi la fleur d’Argonne, au cours de cet hiver,

A-t-elle devancé cette fleur, qu’hier

Je recevais, chère âme, et qui venait de Nice ?

 

L’une, de nos héros, buvait le sang vermeil

Pour rajeunir sa tige et gorger son calice,

Et l’autre, pour fleurir, n’avait que le soleil.

 

Maurice BOIGEY

Source : BDIC – Rigolboche n°10 – 15 Mai 1915

 

il y a cent ans sur apln-blog

Pour la communauté « Il y a cent ans » de Clarmicalement

 

asphodèle

Quant nous irisons

Tous nos horizons

D’émeraudes et de cuivre,

Les gens bien assis

Exempts de soucis

Ne doivent pas nous poursuivre.

 

On devient très fin,

Mais on meurt de faim,

A jouer de la guitare,

On n’est emporté,

L’hiver ni l’été,

Dans le train d’aucune gare.

 

Le chemin de fer

Est vraiment trop cher.

Le steamer fendeur de l’onde

Est plus cher encor ;

Il faut beaucoup d’or

Pour aller au bout du monde.

 

Donc, gens bien assis,

Exempts de soucis,

Méfiez-vous du poète,

Qui peut, ayant faim,

Vous mettre, à la fin,

Quelques balles dans la tête.

 

-Charles Cros 1842-1888-

 

Passionné de littérature et de sciences,

il est pendant un temps, de 1860 à 1863,

professeur de chimie à l’Institut parisien des sourds-muets,

avant de se consacrer à la recherche scientifique.

 En 1867, il présente à l’Exposition de 1867

un prototype de télégraphe automatique

à la suite de ses travaux portant

sur l’amélioration de la technologie du télégraphe.

En 1869, il présente à la Société française de photographie

un procédé de photographie en couleurs

qui est à l’origine du procédé actuel de trichromie.

Il publie ses premiers poèmes dans le Parnasse contemporain

et fréquente les cercles et cafés littéraires de la bohème de l’époque

(le Cercle des poètes Zutistes — qu’il a créé —,

les Vilains Bonshommes, les Hydropathes),

ainsi que le salon de Nina de Villard qui sera sa maîtresse jusqu’en 1877.

Mais il est davantage connu pour ses monologues,

dont le plus connu est Le Hareng saur,

qu’il récite lui-même dans des cabarets parisiens comme Le Chat noir.

 Son œuvre de poète, brillante

(elle sera plus tard l’une des sources d’inspiration du surréalisme)

est cependant ignorée à son époque.

Il le résume amèrement dans ce poème caractéristique :

 

Je sais faire des vers perpétuels. Les hommes

Sont ravis à ma voix qui dit la vérité.

La suprême raison dont j’ai, fier, hérité

Ne se payerait pas avec toutes les sommes.

 

J’ai tout touché : le feu, les femmes, et les pommes ;

J’ai tout senti : l’hiver, le printemps et l’été ;

J’ai tout trouvé, nul mur ne m’ayant arrêté.

Mais Chance, dis-moi donc de quel nom tu te nommes ?

 

Je me distrais à voir à travers les carreaux

Des boutiques, les gants, les truffes et les chèques

Où le bonheur est un suivi de six zéros.

 

Je m’étonne, valant bien les rois, les évêques,

Les colonels et les receveurs généraux

De n’avoir pas de l’eau, du soleil, des pastèques.

 

Son oeuvre m’amène à cette citation

Pour le dico-citations

Sur l’annuaire pour les Nuls!!!

annuaire pour les nuls sur la plateforme apln

Le plus beau symbole du peuple ……. Le Pavé ….!!!

…. on lui marche dessus jusqu’à ce que vous vous le preniez sur la gueule …!!!

 

 

 

Qui suis-je???

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Que de ne pas sourire
Voilà un peu de moi
Pour toi!!!

-dimdamdom-

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