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La communauté il y a cent ans

Un jour en février, dans la forêt d’Argonne,

Je vis d’étranges fleurs, au bord de mon chemin.

Je vous les envoyai, dans le secret dessein

De rappeler l’amour que mon cœur emprisonne.

 

Vous m’avez répondu par d’autres fleurs, mignonne,

Et vous vous étonniez qu’en ce pays lorrain,

Puisse éclore une fleur, puisque chaque matin,

Il gèle, il neige et que de froid l’arbre frissonne.

 

Pourquoi la fleur d’Argonne, au cours de cet hiver,

A-t-elle devancé cette fleur, qu’hier

Je recevais, chère âme, et qui venait de Nice ?

 

L’une, de nos héros, buvait le sang vermeil

Pour rajeunir sa tige et gorger son calice,

Et l’autre, pour fleurir, n’avait que le soleil.

 

Maurice BOIGEY

Source : BDIC – Rigolboche n°10 – 15 Mai 1915

 

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Pour la communauté « Il y a cent ans » de Clarmicalement

 

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Pour la communauté de Clara Il y a 100 ans

On mobilise….. on part.

 Sur le quai de la gare,

Près de ceux qui s’en vont, sans cris et sans bagarre,

Des groupes de parents, d’amis se sont formés.

Les futurs combattants, encore pas armés,

N’emportent, avec leurs deux paires de chaussures,

Qu’un peu d’argent, logé dans une poche sûre.

Mais leur meilleur bagage et le plus réchauffant,

Celui qui va tremper le coeur de ces enfants,

C’est le regard d’amour de tous ces yeux de femmes,

Et le dernier baiser où passeront leurs âmes.

On a tout ce qu’il faut pour vaincre, ayant cela !

Mère, soeur, fiancée, épouse, elles sont là…

Et chacune, étreignant fils, amoureux ou frère,

Fait un héros avec cette étreinte dernière !

Mots tendres, noms chéris, sont échangés, hâtifs…

A peine un mouchoir blanc sèche des pleurs furtifs :

– Au revoir, mon petit ! – Mon Jean ! – Bonsoir, soeurette !

– Bien des choses chez nous, Margot !

La classe est prête.

Un tout petit soldat, seul, presque un gosse encor,

Partait sans que quelqu’un donnât le réconfort,

A son être angoissé, d’une chaude embrassade !

Triste, il les regardait, les heureux camarades,

Et songeait, soupirant d’un grand soupir profond :

« Un bon baiser d’adieu, ce doit être si bon ! »

Alors Margot – vingt ans, teint rose et franche allure

Vit le le frêle soldat à la pauvre figure ;

Et, comprenant d’instinct tout ce qui se passait

Dans le coeur isolé de ce petit Français,

Marcha vers lui, disant : »Vous n’avez donc personne ?

Eh bien ! Je vous embrasse ! et que ça claque et sonne ! »

Sur chaque joue elle appuya sa lèvre en feu,

Et le petit soldat eut son baiser d’adieu.

Il cria : » Vivent les Françaises ! » Les portières

Battirent, et le train courut à la frontière.

-Marguerite Duportal-

30 août 1914

Marguerite Duportal, dont je n’ai que très peu de renseignements

Si ce n’est qu’elle était poétesse des années 30 et d’origine dauphinoise,

A su porter des mots d’une grande poésie, sur les maux

De ces hommes appelés aux armes tout âge confondu.

 

 

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