Get Adobe Flash player

Les croqueurs de mots

Pour ce deuxième jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts

mené par notre amie Florence (Testé pour vous)

sur le thème de l’avarice

j’ai choisi un poème en alexandrins

de notre ami Henri

qui s’en est allé aujourd’hui.

Henri croquait les mots

comme il croquait la vie.

Adieu Henri, et merci de nous avoir laissé

un peu de toi sur la toile.

 Il me fallait faire un choix parmi ces péchés,

 Et pour le citer, je vais donc me dépêcher.

 S’il en est un qui me déplait énormément,

 Je citerais «  l’avarice » tout simplement.

 Non pas le fait, de faire des économies,

 Mais que recettes, dépenses, bon compromis,

 Ne nous transforme pas en un vieil « Harpagon »,

 Qui veillerait sur son « trésor », comme un dragon.

 Car il y a une grande différence,

 Dans les manières de traiter les finances.

 Et, « Se priver de tout pour ne manquer de rien »,

 Me parait un argument qui ne rime à rien.

 Donc, les scènes de « l’Avare, de  Molière »,

 A l’avarice ne nous incitent guère.

 C’est le type même du « Péché capital »,

 A son argent un asservissement total.

 C’est pour eux me semble t’il un curieux destin,

 Et l’on peut plaindre, tous ceux qui en sont atteints.

 Alors, maintenant en période de crise,

 N’oublions surtout pas les leçons apprises,

 Essayons avec tous d’être solidaires,

 Ne vivons pas comme des loups solitaires.

 

 Henri LANDA (5 Octobre 2015)

Prenez un beau bar

Faites bouillir dans un court bouillon blindé d’oseille

Couvrez pour éviter que le bar se barre

Pendant que le bar bout

Déballez une bonne douzaine de barres de Carambar

Que vous ferez fondre dans une  louchée de beurre mou

Pendant que le beurre de Carambar fond

Lisez les blagues Carambar

Quand le bar est bien à point sortez le de son bouillon

Enrobez-le généreusement de la mixture et laissez refroidir

Glissez entre la barbe et les dents du bar

Quelques feuillets d’oseille juste avant de servir

A déguster sans modération …

Non ce n’est pas un bobard !

-dimdamdom-

Voici ma participation tardive

au premier jeudi poésie

du défi 187

chez les Croqueurs de Môts

mené par  Florence

Testé pour vous

 

 

Je ne te connais pas, rose qui n’est pas rose,
Ni couleur de soleil, ni de rouge velours,
Ni d’un blanc de petite nonne, et qui me cause
Une anxiété vague, étrange rose.

Je ne te connais pas, je te sais quelque part,
Chez le fleuriste en vogue – à l’abri d’une serre –
Ou dans un parc trop beau comme avivé de fards
Et de sources factices – quelque part

Où l’abeille elle-même hésite, un peu craintive.
Jardiniers trop savants, que n’ont-ils fait déjà !
 » L’églantier qui tendait vers moi ses branches vives,
Qu’en ont-ils fait ?  » dit l’abeille craintive.

Qu’en ont-ils fait ?  » dit la cétoine au bonnet vert.
Et l’Amour nu, sur sa colonne, en pénitence,
Dit :  » Qu’ont-ils fait de ce tendre univers
où librement des fleurs jonchaient les chemins verts ? « 

Qu’ont-ils fait, qu’ont-ils fait de toi rose des haies ?
Trop somptueuse ou trop pâle soudain,
Chaque printemps déjà tu nous semblais moins vraie
dans la miraculeuse fête des jardins…

Et te voici du bleu convenu des turquoises,
du bleu des hortensias bleus, des lotus bleus,
des ciels trop bleus sur des porcelaines chinoises…
Te voici bleue, ô rose bleue ! et fausse un peu

Comme des yeux qui mentiraient, de beaux yeux lisses,
larges et fiers, baignés d’azur… et juin se glisse
dans le petit cœur frais des roses d’autrefois !

Et moi je songe au bleu de la sauge des bois,
aux bouquets ronds que brodaient, en couronne,
d’adorables myosotis, un brin fanés;
aux bluets des vastes champs blonds à moissonner;
aux pervenches d’avril, aux clochettes d’automne;

au muscari, qu’aigrettent des saphirs;
au bleu d’insecte bleu des bourraches velues;
aux gentianes dans les herbes chevelues…

Je songe à tous les yeux qui s’ouvrent pour offrir
tous les tons bleus de l’eau, de l’air, des pierreries :

au bleu de l’aconit, à la douceur fleurie
du lin candide, au regard clair du romarin…

à ce reflet de mer qu’ont les yeux des marins
et les houppettes des chardons le long des côtes…

Je songe à la chanson qui se chante à voix haute
ou si discrètement dans le creux des fossés…
Je songe à vous, je songe à vous, ô chanson bleue,
qui chantez en de pauvres cœurs et les bercez !

Je vous revois, jardinets de banlieue
avec ces visages de fleurs qui font penser
à des enfants dans une chambre; je vous vois,
fenêtre à l’ombre où l’on cultive une jacinthe…

Et vous, champs de Harlem, brumes où tinte
le carillon d’autres jacinthes; bleu de toits
drapés d’une glycine; poudre fine
d’un épi de lavande au soleil des collines,

matins bleus, pays bleus, je vous reconnais bien,
d’ici, rien qu’aux parfums du vent qui passe…

… Et d’autres, mieux que moi, comme l’on se souvient,
se souviendront d’étés anciens, d’odeurs vivaces.

Mais quelqu’un dira-t-il, ô rose, infante bleue,
Dame étrangère qui surprend, même là-bas,
dans ces parcs où des paons royaux traînent leur queue,
dira-t-il qu’il te connaissait, Princesse bleue ?

Même poète, osera-t-il
Franchir la grille ou marchander la gerbe ?
tant de sentiers sont bleus, depuis avril,
d’un bleu tout simple… Osera-t-il ?

Et, même osant, que savoir d’une rose
qui n’est plus cette rose avec l’âme d’hier ?
– Le temps des dieux et des métamorphoses,
s’il revenait, pourtant, dame en bleu qui fut rose ?

Les Contes de Perrault ?… J’ai tant rêvé,
sais-tu, de baguettes magiques, de breuvages
transformant, pour la perdre ou la sauver,
la Belle dont un Prince avait rêvé…

J’ai tant rêvé, comme le Prince, que, peut-être,
sous ton déguisement, je te reconnaîtrais ?
Va, ce n’est pas ta faute… et l’on peut mettre
Une robe d’azur sans trop mentir, peut-être…

De l’orgueil ? On te croit de l’orgueil ? Je dirais :
 » Ne devinez-vous pas qu’être une rose bleue
c’est être seule et triste ?…  » Et le secret
de ton odeur perdue aussi, je le dirais,
pour qu’on t’accueille avec douceur, ma Rose…

– Sabine Sicaud –

Voici ma participation au second jeudi poésie

proposé par Fanfan

chez les Croqueurs de Môts.

J’ai choisi ce poème sachant que la rose bleue

est devenue l’emblème du FN 🙁

Vous pouvez lire ci-dessous

les choix de la présidente de ce sinistre parti 🙁

La rose bleue du Front National

Je jouais

Je jouais à grimper à l’arc-en-ciel

Comme à l’échelle

Sur le jaune

J’ai cueilli des boutons d’or

Sur l’orange

J’ai des clémentines

Sur le rouge

Des framboises et des cerises

Plus haut, j’ai respiré les violettes

Dans le bleu

J’ai coupé une fenêtre de ciel

Pour voir l’indigo

Et je suis tombé par la fenêtre

Sur l’herbe verte.

Luce Guilbaud

Voici ma participation

Au second jeudi poésie

mené par Josette (La cachette de Josette)

chez les Croqueurs de Môts

sur le thème du jeu!!!

 carnaval-na-italia !!!

« Au carnaval tout le monde est jeune, même les vieillards.

 Au carnaval tout le monde est beau, même les laids »

 – Nicolaï Evreïnov –

belle et rebelle

Voici ma brève participation

au jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

mené par Jill Bill

Thème : la laideur

ténêbres1

Je reviens d’un voyage épuisant du bout de la planète.

J’ai cherché le silence dans l’insomnie

De mes jours et de mes nuits

Et j’ai trouvé en échange

Un contact voluptueux avec la nature.

Il m’arrivait certains matins d’être remplie d’ivresse

Lorsque je suivais des yeux le vol de centaines d’ oiseaux ,

Virevoltant en sarabande

Dans un ciel aux nuages blancs et cotonneux .

J’ai rêvé de solitude,

Les soirs où je ne trouvais pas le sommeil ,

Je cherchais dans le ciel ténébreux

Rarement étoilé le passeur de lumière

Qui me préparerait au prologue de la nuit.

Mais mes yeux ne pouvaient baisser pavillon

Devant tant de beauté aussi sombre fut-elle.

Mon coeur était en fête à chaque reflet

Qui transfigurait le paysage.

Chaque jour était pour moi un recommencement

Auquel j’assistais avec délice

J’étais partie pour me ressourcer,

Avec pour tout bagage, mes amis, mes amours,

Laissant derrière moi mes emmerdes,

Mais c’était sans compter

Que des idées noires m’ont rattrapée

Venant assombrir mon ciel

Et réveiller mes tourments.

-dimdamdom-

Ca c’était il y a deux ans

Depuis mon ciel s’est éclairci

En tout cas je m’y applique.

Zemanta Related Posts Thumbnail

Voici ma participation au premier jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts

mené par Jill Bill

sur le thème « Beauté »

rire-pour-etre-heureux

Rire à gorge déployée,

Comme des oies écervelées,

Rire sous cape,

Ah ! Un éclat qui échappe.

Rire comme un bossu,

A s’en faire pipi dessus.

Rire nerveusement,

Tel un amant pris d’un délire flagrant.

Rire pour un oui, pour un non,

Parce que c’est le meilleur remède à tous les maux.

Inviter tous ses amis,

Parce que plus on est de fous, plus on rit !

Passer du rire aux larmes,

Et tant pis pour ceux qui ricanent,

Moi j’me bidonne,

Et eux, ils rient jaune !

Rira bien qui rira le dernier,

A la barbe ou au nez,

L’important c’est de s’éclater !

Pas besoin d’avoir fait l’école du rire,

Sans rire !

Pour attraper le fou rire.

-dimdamdom-

Zemanta Related Posts Thumbnail

 

zig zag

Zig Zag sur un monde de poèmes

Zig Zag sur un monde que j’aime

 

Zig Zag sur un monde de doux adages

Zig Zag sur un monde que je partage

 

Zig Zag sur un monde tout dire

Zig Zag sur un monde tant à dire

 

Zig Zag sur un monde tout rire

Zig Zag sur un monde en plein délire

 

Zig Zag sur un monde virtuel

Zig Zag sur un monde devenu réel

 

-dimdamdom-

Zemanta Related Posts Thumbnail

Voici ma participation au jeudi poésie

chez les Croqueurs de Môts

Mené par Abécé

sur le thème « ondes »

 

l'institutrice est fatiguée

Usure

D’un corps qui perdure

Univers

Pas toujours vert

Utopie

D’un monde qui roupille

Unité

Monnaie de singe sans pitié

Union

Mariage sans condition

Unique

Trop pratiquent

Uniforme

Je veux sortir des normes

Usée

Je suis désabusée

-dimdamdom-

Zemanta Related Posts Thumbnail

Voici ma participation de dernière minute

Au jeudi poésie chez les Croqueurs de Môts

Mené par Lilousoleil.

dominique2

Je suis un vieux poète

Au style dépassé

Obéissant aux nombres

Des syllabes des vers…

Si j’ai mené ma quête

Par amour du français

Je ne serai que l’ombre

Des génies d’une autre ère

 

Je voudrais un voyage

Au-delà de mes yeux,

Danser sur une plage,

La nuit près d’un grand feu,

Ecouter des chansons

Pour m’embuer les yeux,

 

Et vivre les frissons

Qui descendent des cieux…

Je voudrais un amour

Où le coeur se repose,

Pouvoir y promener

Le fond de mes pensées,

Refaisant le parcours

Où renaissent les roses,

Afin d’y ramener

Mes rêves effacés…

 

Je veux cette innocence

Où guérir tous mes vices,

Fêter les renouveaux

Qui chassent les malheurs…

Dans les jeux de l’enfance,

Les êtres s’adoucissent

Par la douceur des mots

Où tarissent les pleurs…

 

Je veux de la beauté

Pour soigner mon regard,

Construire une passion

Sans user de ses charmes…

Eprouver la fierté

Qu’inspire le savoir…

Admirer de beaux yeux

Pour en sécher les larmes…

 

J’aime tant écouter

Tous les oiseaux qui chantent,

Perchés sur des rameaux

Portant mille parfums…

Me laisser emporter

Par les vagues touchantes

Du gazouillis des mots

Qui n’auront pas de fin…

 

J’aime cette chaleur

Qui me descend du ciel

Pour réchauffer mon sang

Que l’âge refroidit…

Butiner chaque fleur

Où fabriquer mon miel,

Dans les jeux innocents

Que l’amour a prédits…

 

J’aime chaque sourire

Où je bois de l’espoir,

Pour offrir à mes nuits

Son émouvant prélude…

En faire un souvenir

Pour orner ma mémoire

Et chasser les ennuis

Que fait la solitude…

 

Je n’ai qu’un coeur d’enfant,

En dépit de mon âge…

Je suis un vieux marmot

Au visage ridé…

Je souris en rêvant

A mon ciel sans nuages,

Pour libérer les mots

Que la peur à bridés…

 

Et j’offre de l’amour

Comme un médicament,

Pour soigner les erreurs

Qu’inflige l’ignorance,

Réveillant chaque jour

Les poètes dormants

Capables de couleur

Pour peindre l’innocence…

 

J’ai besoin de paroles

Où l’âme se guérit,

Goûter un peu de paix

Sur la voie des Prophètes,

Effacer les idoles

Où l’amour dépérit,

Pour ainsi échapper

Aux rêves de conquête…

 

J’aimerais un appui

Sur une épaule amie,

Marcher contre le vent

Sans être fatigué,

Offrir l’eau de mon puits

A tous les ennemis,

Dans le désert brûlant

Que la haine a brigué…

 

Il faut tendre le cœur

Aux pauvres en l’amour,

Eteindre les querelles

Du pétrole et de l’eau,

Espérant le bonheur

Que l’on écoute un jour

Cet être exceptionnel

Qui marcha sur les flots

 -auteur inconnu 2006-

 

C’est fou, ce poème j’aurais pu me l’approprier

J’en connais qui ne se seraient pas gênés 😉

Chaque mot, chaque phrase me parlent

Et pour changer de mes notes pessimistes

Sur le sujet de l’amitié

J’ai eu envie de le mettre au goût du jour.

Je l’avais déjà publié en 2012

A cette époque je l’avais trouvé par hasard

En parcourant internet.

Aujourd’hui je l’ai recherché

Et plus nulle part il n’apparait

Quel dommage que les mots de cet auteur

Ne soient pas gravés dans cette immense bibliothèque,

C’est pour ces raisons que je les ramène à la vie

Dans l’espoir qu’un jour l’auteur puisse les retrouver ici.

Pour les Croqueurs de Môts défi 178 Mené par Lilousoleil

Qui suis-je???

Mon blog
Un peu loufoque
Parfois plein d' émoi
C'est aussi moi
Quelques coups de gueule
Ce sont eux qui le veulent
De l'humour
J'en ai eu toujours
Mes amours
Ils sont dans le four
De l'amitié
Je distribue à volonté
De la poésie
C'est juste pour rimer avec zizi
Rien de pire
Que de ne pas sourire
Voilà un peu de moi
Pour toi!!!

-dimdamdom-

Ma musique au fil du temps

Abonnez-vous!

Recevez nos dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception. Vous recevrez un email d'activation!

Rejoignez moi!!!

Votre blog sur APLN-blog.fr

APLN-blog.fr

Mes communautés

communaute les passeurs de mots

le coin de ma poésie

Le coin des poètes